The end has no end

C'est la rentrée et les nouveaux copains de classe. De mon côté j'ai finalement décidé de recentrer quelques trucs, dont ce blog.
Pour pas mal de raison, tout se déroulera désormais à une autre adresse, c'est à dire ici : http://loops.tumblr.com/

Je ne m'étendrai pas sur le pourquoi du choix dont tout le monde se fiche, mais vous pouvez dès à présent mettre à jour vos bookmarks, le flux quant à lui devrait être redirigé d'ici peu.

Vous pouvez également découvrir des belles images de voyages sur Wandererz

Godspeed et see you there.

On est encore un peu dans le flou depuis la récente sortie de Radiohead annonçant que le groupe cessait d'enregistrer des albums pour ne livrer que des chansons à l'unité. Les mots ont été prononcés mais on sait comme Radiohead aime se poser en précurseur. Et si In Rainbows, leur dernier album, a été distribué sur le Web quasi gratuitement, empressons-nous de souligner qu'il s'est extrêmement bien vendu sous sa forme traditionnelle, le CD (et le vinyle)... et qu'il n'est plus vendu en ligne à prix fixé librement par l'internaute.

Radiohead peut expérimenter diverses formes de distribution de sa musique et multiplier les annonces choc comme autant de caprices uniquement parce que c'est Radiohead, groupe mondialement connu et respecté, et que leur compte en banque est approvisionné en permanence. Il faut donc probablement prendre des pincettes avec les états d'âme de Thom Yorke et ainsi s'éviter de sombrer dans une profonde dépression à l'idée de ne plus jamais avoir d'équivalent à OK Computer, l'un des meilleurs albums des vingt dernières années.

Toujours est-il que juste après cette annonce informelle, le groupe a distribué un nouveau morceau gratuitement via l'un des plus gros trackers BitTorrent au monde, Mininova, et via leur nouvelle boutique en ligne, W.A.S.T.E.

Ni une ni deux, on écoute ça :

'These Are My Twisted Words'



MySpace
Site officiel

Il y a même un joli visuel pour accompagner ce single :

Tarantino's top 20

Réalisateur cinéphile, Quentin Tarantino ne cache pas être un fan de cinéma avant tout. On se souvient du reportage le faisant revenir à son video club, pour nous montrer ses films préférés. Le revoilà qui se prête au jeu du best of, avec sa liste des 20 films préférés depuis 1992, date à laquelle il réalise Reservoir Dogs.
Si quelques choix sont assez implacables, on s'étonnera quand même de quelques choix, et de son fanboyisme bien bien présent.



Voilà la liste complète.
Battle Royale
Anything Else
Audition
The Blade
Boogie Nights
Dazed & Confused
Dogville
Fight Club
Fridays
The Host
The Insider
Joint Security Area
Lost In Translation
The Matrix
Memories of Murder
Police Story 3
Shaun of the Dead
Speed
Team America
Unbreakable

video game factory

Une série de photos issue du magasine Amusement (déjà mentionné notamment pour du jeu de Lego ici). Marc Da Cunha Lopes réinvente les racines du jeu vidéo et nous propose de jeter un oeil.
L'intégralité du set ici.



Incredible India (i)

Voilà une première serie de photos de Mumbai. Difficile d'en choisir quelques unes, j'en ai pris des centaines. Je vous invite à les voir dans une meilleure taille sur Flickr.

Rickshaw in Mumbai India

Colaba in Mumbai india

Colaba and south of Mumbai, India

Colaba and south of Mumbai, India

streets of Mumbai

Victoria Station

This is India D10

Dire que le voyage fut une promenade de santé, serait mentir. Les trains couchette, à la base, je suis pas fan, mais les indiens, qui plus est dans le mauvais wagon sont plutôt rudes. Coucher 3h donc, lever vers 7h avec vérification à chaque arrêt qu'on est pas à CSTM... qui s'avérera être au final le terminus. Jamais trop prudent.

Alors que Mumbai semblait presque calme à 8h, nous nous sommes orientés vers la porte de l'Inde. Objectif petit déjeuner, pourquoi pas au Taj Mahal, le palace de la ville. En t-shirt et tongs, ce n'était pas forcemment gagné d'avance, mais c'est sans problème que la sécurité nous fait rentrer dans l'hôtel.
Chouchouté pendant 2h, nous goutons à presque tous les plats du buffets, et recevons même des plats non commandés. Sans doute l'un des 15€ les mieux dépensés de ma vie.

C'est ensuite vers la plage que nous décidons de voir avant de quitter l'Inde. Mumbai dispose d'une grande jetée, où se retrouvent beaucoup d'indiens pour se balader, façon romantique. Au bout des 2km, une petite plage avec du sable, des gens qui se baignent, et des vendeurs de chai (environ 15 fois par heure, sans abus).

Après un Mc Maharaja, c'est l'heure de reprendre le taxi et de repartir vers la France.

A bientôt, en photo cette fois.

This is India D9

Deuxieme jour a Aurangabad. Pour l'expedition nous faisons confiance a un conducteur de rickshaw pour nous faire faire un tour du coin et d'Ellora. Une bonne decision qui nous aura permis d'acceder facilement aux caves et de voir notamment le fort de Daulatabad. Les caves d'Ellora sont vraiment superbes avec de nombreuses sculptures, dans un lieux preserve.

Il ne nous reste plus qu'a signer le livre d'or de notre conducteur et de nous engouffrer dans la gare pour attendre notre train. Prevu a 23h25 il n'aura qu'une heure de retard. Par contre, la montee se passe moins bien. Plutot que le wagon 2AC qui nous allait bien, en bons europeens richou, nous voila dans la GEN ambiance boat people. Apres avoir reveille 3 ou 4 indiens la realite nous tombe dessus : "3 bogies ahead". Mfff. "next stop ? two hours... Madmar".
Il y aura en fait d'autres arrets avant, mais un militaire arme refusait de nous laisser descendre. Sans doute les arrets etaient trop courts.

Only in India

This is India D8

Le choix de s'installer a Aurangabad etait dicte par la visite des caves d'Ajanta et d'Ellora. Premiere etape, a Ajanta, quelques 100km plus loin. Malgre les nombreuses propositions organisees, nous optons pour un voyage en bus local pour bien profiter du contact rapproche.

Il faut bien compter 2h / 2h30 pour rejoindre la T-junction qui permet de joindre les caves d'Ajanta, 4km plus loin. Mais le voyage en vaut la peine. Rien que le panorama d'arrivee est superbe, melange de nature et de travail dans la roche.
Le retour se fait sous les memes auspices entre somnolances et reveils impromptus, dus a des coups de gaz anarchiques du conducteur, a l'etat de la voie dramatique et aux amortisseurs a revoir. A l'interieur, malgre le nombre de personnes assises et l'absence totale de place, deux indiens nous laissent tres gentiment un quart de place avec un grand sourire. "What's your country sir ?" sera la premiere question.

Le soir, nous entammons notre seconde seance et choisissons (si l'on peut dire, choix unique) Love aaj kal, une comedie romantique pas trop mal fichue avec une actrice sublime et (ENFIN) de la danse !
Plaisir familial avec entracte, commentaires et discussion en plein film et tout ce qu'il faut.

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A Goa, la plage est un peu une religion. Manque de pot en saison de mousson, la mer souffle fort et impossible de se baigner. C'est pourtant le bon vent iode que nous avons respire histoire de bien profiter des vacances et dormir (et vomir pour certains) un peu avant de reattaquer les transports en folie.
Car le jour suivant c'etait taxi (1h30) + avion (vers Mumbai) + avion (vers Aurangad) + taxi (vers l'hotel).
A l'arrivee, Aurangabad semble plutot moderne vers l'aeroport, mais ressemble plus a Bagdad dans le sud, ou nous etablissons nos bases. Une grosse artere mal eclairee, des chemins en terre et des echoppes minimalistes. La salle de bain de notre chambre ressemble plus a une geole de Turquie et nous commencons a copiner avec les cafards.

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Apres un dimanche mort, la vie a reprise a Panjim, capitale de Goa. Un peu rassurant vu le desert de la veille et la petite deprime apres le retour de la plage de nuit.

Du coup, lever tard, mais direction Ponda plus a l'est dans les terres. Apres une grosse heure de car nous voila dans une vraie ville de province indienne, bordelique a souhait. Un rickshaw nous saute dessus et nous propose de faire un tour des temples, raison de notre periple.
Malgre la non possibilite de voir les elephants (off season comme beaucoup de choses) c'est une bien jolie ballade loin de ce que j'avais pu voir au Japon.

Pas de hippies par contre, mais il nous reste une derniere journee consacree... a rien, pour les trouver. Direction la plage avant de remonter au nord de Mumbai.

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Une heure de cab en passant par Dharavi (de jour cette fois) et a quelques km, l'aeroport domestique, que j'imaginais bordelique. Au contraire, tout est nickel et carre. Pas tellement de queue, des informations claires. Hormis le bagage de bord mal tagge, tout s'est passe sans accroc. 65 minutes plus tard, aterrissage a Goa.

On nous avait prevenu que c'etait hors saison, qu'il y avait moins de monde. Mais la. C'est operation ville morte dans la capitale, Panjim. Personne dans les rues, 3 restos ouverts. Meme les boites, soit disant ouvertes le dimanche font relaches, nous laissant sur notre faim.

Goa semble a des milliers de km de Mumbai. Sur un autre continent. On se croirait effectivement en amsud, entoure de verdure et de maisons colorees. Mais On respire bien et ca finalement pas mal de bien.

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Deja le dernier jour a Mumbai et encore une journee bien pleine. Si la mousson annoncee est plus perceptible que bien tangeible (touchons du bois), elle est l'occasion d'une exposition interessante bien que trop ellaboree (pour moi) qu musee des arts modernes. Documents d'archives, videos, etudes topographiques... SOAK est un joli tour sur le sujet.
Dernier tour egalement pour prendre la place de train manquante a notre sejour, pour raccorder Aurungabad et Mumbai avant le depart pour Paris. Mais c'est encore un peu loin et je n'ai pas encore envie d'y penser. Par contre, l'achat du ticket fut d'une deconcertante facilite, sans queue ni difficulte.

Saturday night, la nuit bombayzienne bat son plein (a dire facon Charles Villeneuve), et le club de Colaba mixe bizarrement des tubes dates et sons hindis. 3am, pleine lumiere, party's over.

Demain direction Goa.

Itinéraire voyage en Inde

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Apres une journee complete dans l'avion, Mumbai est enfin disponible en plein jour. Et c'est un enorme bordel. Des taxis, plus qu'a New York, des boutiques super modernes et climatisees a cote d'echoppes pretes a voler en eclat aux prochaines pluies.

Apres un tour du cote de l'indian Gateway une touriste nous demande "is there anything interesting here ?". Impossible de donner une reponse concrete tant l'interet du voyage se vit plus a chaque coin de rue que dans un veritable monument.

Le soir, direction cinema. Pas trop de chance, nous voila embarque dans un film pas vraiment musical malgre mes questions au caissier, avec une sombre histoire d'agents double. Le tout en hindi ponctue de quelques phrases en anglais pour pas trop nous paumer non plus. Les 8 autres spectateurs avaient l'air d'apprecier.

This is India D1

'Where are you going ?' nous demande le conducteur de taxi. On ne sait pas vraiment. Les premiers pas a Mumbai sont moites et manquent un peu de confiance.
Dans le tombeau qui avance a 25km/h, pour descendre l'artere principale de la ville, se montre une partie de l'Inde qui avait ete jusque la fantasmee. Klaxons a gogo, conduite hallucinante et odeurs indescriptibles.

Apres un premier diner pour une misere, il est deja bien temps d'aller se coucher et de se preparer pour arpenter la ville de jour.

#Boarding BOM


C'est demain, à l'aube que je m'envole pour le continent indien. Pas loin de 7.000km pour découvrir une so-called nouvelle façon de vivre et de penser.

Pour ce voyage, j'ai décidé de prévoir le minimum. Vu le timing, ça veut quand même dire d'avoir des avions réservés, et une première chambre d'hotel, mais sinon, la part d'inconnu reste importante.
D'oû une certaine appréhension mélangée avec une énorme envie (comme Groquick).

Traumatisme indien, devenir hippie ou ne pas boire d'eau. On m'aura à peu près tout dit avant ce voyage. Du sac à viande à prévoir, aux backchiches possibles, en passant par les cafards et les classes de train... presque tout y est passé.

Vivement. Oui vivement de voir ce truc et de le vivre.

Toscane part 1

Lors de mes précédents périples, j'étais passé au dessus ou en dessous. 5 jours sous le soleil toscan en passant par Pise, Sienne et Florence.

Une première sélection de photos, disponibles en hautes def et en plus grand nombre.
Plus d'informations sur le voyage en Italie. sur Flickr.

Pisa

Pisa

Pisa

IMG_0579 - Version 2

Sienna

Sienna

Sienna

Sienna

Sienna

Retour aux racines de la chanson cette semaine avec un songwriter suédois prodigieux. Oui, prodigieux. Nom de scène : The Tallest Man On Earth ; nom véritable : Kristian Matsson.

On se désole par avance à l'idée d'évoquer une fois encore la filiation spirituelle entre ce jeune artiste et Bob Dylan (période Freewheelin', la meilleure — :troll:) mais l'évidence balaie le soupir las de la comparaison galvaudée. D'autant plus parce que le Suédois a enregistré les chansons de son premier album, Shallow Grave, en une prise et sans production. Le résultat s'apparente à un miracle folk hors du temps, porté par une voix doucement nasillarde à la signature unique.

L'album, sorti fin 2008, n'est pas encore disponible en France mais on peut le commander ici ou . Vous êtes prévenus : il ne contient aucun déchet. Ce CD confidentiel figurera par ailleurs très probablement dans le top 3 de mes albums de l'année.

'Honey, Won't You Let Me In'



'Pistol Dreams'



Bonus vidéo : 'Where Do My Bluebird Fly' live



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Amateurs de photos, c'est actuellement l'occasion d'aller (re)découvrir l'univers du photographe britanique Martin Parr. Connu pour ses clichés très ironiques, parfois à la limite du vulgaire, Parr use et abuse des couleurs saturées pour du reportage souvent très amusant.

Le Jeu de Paume propose une expo "Planète Parr" assez vaste comprenant un étage dédié aux influences majeures du photographe. Un second étage est dédié à Parr, ses objets (trop) et ses photos (presque pas assez).

On appréciera par contre la taille des tirages, vraiment agréable, et un éclairage approprié.

Une bonne expo pour découvrir l'artiste et son cheminement, mais aussi pour prendre un peu de recul sur son boulot et sa collectionite aigüe.

On peut être exaspéré par ce revival sonore 80ies qui n'en finit pas. L'objectif est clair : glisser du synthé vintage partout. On peut aussi s'en délecter, la corde nostalgique vibrant à tout rompre.

La Roux est un duo electro-pop anglais emmené par Elly Jackson, gamine de 21 ans... qui a donc à peine connu les 80ies. Mais depuis quelques années, on a rarement entendu son plus ostensiblement, et efficacement, typé années 80 que celui-ci ! Et ce jusque dans les visuels des clips.

La Roux a fait un tour par le célèbre label Kitsuné avant de se faire dégager pour cause de bide et signer chez Polydor. Une déconvenue heureuse puisque leur premier album bastonne les charts UK et vient de traverser l'Atlantique pour tenter de séduire les Américains.

On préfèrera 'Coulourless Color' ou 'I'm Not Your Toy' aux trois singles bulldozer casse-bonbons qui squattent les blogs mais bon, ce serait dommage de passer à côté de tels clips. Et, grands dieux !, quelle jaquette d'album ! (dans les bacs depuis le 29 juin) :

La Roux - 'Bulletproof'



La Roux - 'In For The Kill'



La Roux - 'Quicksand'



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Mi-juillet et un peu plus de temps. Voilà l'occasion de faire un premier bilan semestriel sur cette première partie d'année au cinéma.

Janvier

L'année 2009 sera comédie française ou ne sera pas. On commence donc par une comédie naze, "de l'autre côté" du lit avec Danny Boon et Sophie Marceau qui joue comme une crevette. Poubelle.
Slumdog Millionnaire fait un joli combo Boyle + Inde - JPFoucauld = Oscars, et s'impose comme l'un des films marquants de ce premier semestre.
Pitch movie par excellence, "Yes Man" arrive à ne pas trop décevoir et évite le précipice. Du coup, plutôt bonne surprise.
Pour finir le mois, "Le bal des actrices" ou l'incompréhension. Des bribes mises bout à bout, pour nous donner un truc informe. C'est non.

Février

Disney se démerde plutôt pas mal avec "Volt", son film 3D tout public. Bien rythmé et funky, c'est en hausse et on est content de voir le géant nous redonner un peu de rêve.
Pour "Benjamin Button", on ne retrouve pas le Fincher qu'on attendait, mais une longue fresque au rythme de Joe Black. Y en a qui peuvent pas. Moi j'aime.
"L.O.L" n'est pas drôle, on s'en doutait. Mais il est en plus très énervant. De quoi donner envie de meurtres à un moine tibétain. Je dis non aux mèches rebelles.
Fin de corps pour éviter "Le séminaire", et tombée du coude pour "The Wrestler". Coup de la corde à linge et pile driver, Darren Aronofsky se la joue pourtant presque sobre pour ce film puissant.
Un bonheur n'arrivant jamais seul, le bon vieux Clint nous offre un joli film, très jusqu'au boutiste et limite christique. En plus, "Gran Torino" est jonché de one-liners à resortir à gogo entre potes.

Mars

Pour "Watchmen", je sais pas trop quoi dire. C'est "beau" si on veut, mais c'est vraiment bizarre. Pas lu les bd, et du coup, un peu paumé. Pour Rorschach, je regrette pas cela dit.
Dans le genre film arnaque, j'appelle "La Vague". Acting vraiment naze, et dernier tiers complètement non maîtrisé. Le film ne sert pas à grand chose tout en étant trop ambitieux. On passe.
Par contre, on garde "Harvey Milk", et l'oscar pour Sean Penn. Un très chouette film, super juste et bien construit, avec un sujet casse-gueule.
On l'a dit, 2009, comédie française. C'est donc au tour de "Coco", avec qui on ne rit pas. Gad se prend les pieds dans le tapis et peine à tenir son film avec un scénario sur 4 lignes et la même maman que La verité si je mens.
Plus international, "The Chaser" est un thriller plutôt bien ficelé, sans grande originalité, mais bien maîtrisé de bout en bout. Assez chouette.

Avril

Hop hop hop. 1er avril : C'est "Safari". Pour le coup, Kad & O que je tiens plutôt bien en estime ont choppé la gigne de l'année, et nous offre un étron affreux. Pourquoi ? on ne sait pas et on veut pas le savoir !
Nicolas Cage, quant à lui, emmène Alex Proyas dans sa chute et calcule des chiffres très vite pour prévoir des cataclismes... sans les arrêter. Quelques choix intéressants, mais pfff, quelle ennui pour ce "Prédictions".
Le nouveau Miyazaki est raffraichissant. "Ponyo" n'est clairement pas aussi profond qu'un Mononoke, mais il est tellement agréable qu'on s'en délecte comme un Mr Freeze une journée d'été.
Dujardin remet son costume d'OSS et arrive à ne pas décevoir. C'est peut-être un poil moins drôle que le premier, mais sans doute un peu plus corrosif et tout aussi jubilatoire, en plus d'être prémonitoire. "OSS117 : Rio ne répond plus", Thumbs up.
Un peu plus teen, je ne cacherai pas ma joie de "17 ans encore". Je sais. Mais c'est du teen dans le texte, et du réussi. Sur grand écran, je ne boude pas.
"La dernière maison sur la gauche" est un remake du vieux truc de Wes Craven. Je dois avouer avoir assez peu de souvenir de ce horror flick ce qui n'est pas forcemment bon signe.
Par contre, mois d'avril, mon film de l'année pour l'instant : "Still Walking". Fin et attentionné, le film de Hirokazu est une petite perle réussissant à nous parler tout en gardant son japonisme. Superbe.
Une semaine plus tard, on a "Wolverine", le film qui ne sert à rien. Les origines n'apportent pas vraiment au personnage et l'ensemble n'ammène même pas suffisamment de jouissance en baston pour légitimer ses 2h de perdues.

Mai

Un bateau, du rock et des britons, voilà "Good Morning England", une vraie petite réussite pleine de charme dans la même veine que le surcôté Full Monty. Philip Seymour Hoffman excellent.
"Star Trek" envoi du lourd mais manque un peu sa cible. Pour un reboot de la série, Abrams ajoute un humour gras un peu trop hollywoodien et carrément pas en lien avec l'univers de l'enterprise.
Le nouveau Almodovar est quant à lui à côté de la plaque. Les personnages n'y sont pas et nous avec. C'est mou et larmoyant, donc non pour les "Etreintes brisées".
On retournera par contre en Angleterre avec "Looking for Eric" qui offre à Cantona son meilleur rôle : lui même. Ange gardien mancunien, il vient aider un bon gars pour qui rien ne va. Avec la Loach touch en plus.
Sam Raimi fait une pause avec Spidey et revient à ses amours avec "Jusqu'en enfer". Un bon vieux film d'horreur à l'ancienne, façon B movie de banlieue. Un petit luxe que le réal se paye, mais qui n'arrive pas à être vraiment bien. Ni même bien tout court. Raimi n'apporte aucun plus et se complet dans un train fantôme sans grand intérêt.

Juin

L'exception qui confirme la règle : "Les beaux gosses". Le pendant Yang de L.O.L, et donc forcemment très bon. Par contre, faudra vraiment un jour qu'on m'explique cette histoire de branlette dans les chaussette.
Suite attendue, "Transformers 2" est la version +++ que les gens voulaient, mais sans les gentils et sans transformation (ou quasi) ! Déception suffisante pour que j'ai même pas à parler des incohérences du scénario.
"Very Bad Trip" ou comment un mauvais titre traduit peut s'avérer une excellent surprise. Jonché de bonnes idées et de délires, cette comédie grasse se déguste avec du ketchup et du rabe. Yum !